Petite leçon d’ornithologie : nous sommes en pleine période de nidification pour les oiseaux, et je suis tombée deux fois par hasard sur des nids.

Tout près de la grève, je suis accueillie par le cri péremptoire d’un huîtrier pie : l’oiseau est à 3 mètres de moi et ne s’envole pas. Un peu plus tard, je repasse, l’huîtrier pie est perché sur le toit d’un hangar à bateau, et surveille de loin ses œufs, car les passages sont fréquents avec le ferry qui accoste non loin.

Quant au goéland cendré, il a choisi la benne de récupération des déchets pour faire son nid

Ceux-là, on n’a pas encore choisi comment on va les manger…

A part ça, nous avons pris encore un ferry.

Nous sommes dans un endroit charmant ce soir, nos voisins nous ont appris que la France a gagné au foot, et la petite plage de sable blanc est fréquentée par un huîtrier pie, encore.

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Les routes du Nord de la Norvège sont interminables, mais spectaculaires: on emprunte tunnels, ponts et même ferries dans un paysage où les montagnes qui se reflètent dans les fjords atteignent plus de 1000 m (pour le reflet, c’est une vue de l’imagination, il faudrait qu’elles sortent des nuages d’abord). Aujourd’hui, par exemple, pour aller jusqu’à Tromsø, on a pris deux ferries qui nous ont évité 120 km de route.Et le tunnel qui passe sous la ville de Tromsø comporte deux ronds-points souterrains, qui dit mieux ?

En visitant le Polar Museum, on a eu une pensée émue pour les ancêtres du phoque de Mordreuc.

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Et les ours n’étaient pas mieux lotis.

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Pour terminer, trois facettes de la ville :

Cette nuit, nous sommes partis en rando vers 23h30. En grimpant sur la colline à l’ouest, on a une vue dégagée sur le nord et le Cap.

Nous arrivons en haut juste au moment où le disque solaire fait une timide apparition au milieu de la masse nuageuse. Quelques minutes et il redisparaît…Ouf, on ne repartira pas sans l’avoir vu !Trouver des spots donnant sur le nord pour voir le soleil bas sur l’horizon, ce n’est pas si facile !

Quelques photos d’une « hytte », découverte au détour d’un chemin : c’est une cabane qui sert de refuge. Ouverte à tous, elle est bien équipée, poêle, deux lits, table, ustensiles de cuisine. Idéal pour quelques jours en ermite, mais les conditions sont un peu moins dures qu’au lac Baïkal : il fait 6 degrés ici, et lire Sylvain Tesson fait relativiser…

Ce soir, pas facile de trouver un endroit abrité du vent. A voir comment les locaux amarrent leurs affaires, on se dit qu’il faut être prudent…