Lewis et Harris c’est une des îles des Hébrides. Au sud Harris, au nord Lewis et personne ne sait pourquoi cette île a deux noms. Lewis et Harris, c’est bien sur une histoire de ferry avec en prime un exercice de mise à l’eau du canot de secours en pleine traversée. Quel sérieux ! Nous voilà rassurés.

Lewis et Harris c’est aussi une réponse à l’invitation des romans de Peter May. La trilogie écossaise va nous offrir un road book pour la visite de l’île.

Port of Ness
Butt of Lewis
Une blackhouse, maison traditionnelle des Hébrides

Au-delà des lieux fréquentés par Fin Mc Leod, le héros, Peter May nous fait découvrir une étonnante collection de jeux d’échecs d’origine viking mise au jour au 19e sur la plage de Uig et dont quelques pièces sont exposées au musée de Stornoway.

The Bishop, pièce en ivoire de morse.
Uig beach

Allez, on ne va pas bouder notre plaisir, aujourd’hui il fait réellement beau et la réserve naturelle de Beinn Eighe, au sud d’Ullapool, nous offre quelques sentiers de randonnées. On opte pour le Mountain trail, une  boucle avec 500 mètres de dénivelé annoncée pour 4 à 5 heures de marche, même pas peur !

Le sentier, bien balisé, démarre par une belle montée. Sur le parcours des cairns marquent les points d’intérêts. Le petit livret délivré par le visitor centre fournit toutes les explications.

j’oubliais, le livret est rédigé en anglais, beaucoup de mots m’échappent.

Il nous parle de l’ère glaciaire et des vallées en auge, de la culture du pin écossais et de la biodiversité qui l’accompagne.

il y a 22 000 ans la vallée était couverte de glace.
Lone pine. This tree was a seedling more than 300 years ago, before Scotland and England united their parliaments in 1707.

L’esprit d’indépendance va même se nicher dans les sentiers de randonnées.

Nous atteignons le sommet après deux heures de marche, la vue est magnifique et le plus dur est fait. Il nous reste deux heures de descente.

Welcome on board !

Ullapool, samedi après midi, le port est animé, le Rotary a organisé une kermesse pour ses œuvres de charité et installé quelques stands, mais ce qui nous attire le plus, comme souvent, c’est le Ievoli Black, un supply à quai armé par les coastguards.

Quelques badauds se pressent devant la coupée, on s’approche et un marin nous invite à monter à bord. Surprise ! Nouvelle surprise quand on devine que la langue du bord est l’italien.

En fait nous avons la chance de profiter de la journée « portes ouvertes » du navire. Les officiers assurent la visite depuis le pont jusqu’à la passerelle. On apprend que le Ievoli Black est un navire italien affrété par les coastguards écossais pour assurer la sécurité maritime en Atlantique de Ullapool aux Shetland.

Le tour se conclut au carré par un pot et quelques petits cadeaux puis l’élève nous raccompagne à la coupée.