Au détour d’un virage du Beara ring, nous arrivons à Kilmakilloge. Le petit port est en effervescence. Dans le bassin, bien à l’abri du quai, une flottille de Drascombes se prépare à y passer la nuit. En terrasse, les tables du Helen’s Bar sont bondées et l’ambiance est très festive.

On s’arrête pour admirer les bateaux, goûter les pâtisseries maison et, à l’image des locaux, prendre un bain dans une eau aussi chaude qu’en Bretagne.

Encore une île tout au bout d’une péninsule. Dursey Island, à l’extrémité de Beara, se visite mais cette fois pour franchir les 400 mètres qui séparent la petite île de la grande, point de ferry mais un «cable car» capable de transporter 6 personnes maximum d’un bord à l’autre en 7 minutes.

L’île, longue de 8 kms, est un condensé irlandais, prairies à flanc de falaise, moutons, standing stones, quelques ruines et un hameau où vivent 5 ou 6 personnes à l’année. Ni pub ni restaurant, le randonneur doit apporter son casse croûte.

On croise quelques moutons fraîchement tondus et repeints pour l’année. La Signal tower offre un but de balade et un super point de vue «Breathtaking», idéal pour le pique-nique. Au retour on s’attarde sur les ruines d’une ancienne église avant d’attendre sagement notre tour pour le voyage retour.

Pour visiter les jardins de Garinish Island dans la baie de Bantry, il faut prendre le bateau à Glengarrif. Sur le trajet, le patron manœuvre entre les cailloux pour observer les phoques. Un petit plus pour la balade.

On est toujours étonné par la végétation luxuriante de ces jardins de bord de mer. Ici, le paysagiste a créé un micro climat en ceinturant l’île d’une haie de pins pour protéger du vent et des embruns les plantes, locales ou tropicales, qui atteignent aujourd’hui des proportions remarquables.

Les jardins de Garinish ont été réalisés au début du XXe siècle pour le compte d’un riche industriel et homme politique. Ils sont gérés par l’état irlandais depuis 1950.