Après un peu plus de 3000 kms sur la Wild Atlantic Way, nous voici dans la région de Sligo et au terme de notre balade. En voyage nous aimons avant tout le camping sauvage et durant ces sept semaines nous n’avons pas failli à la règle même s’il faut parfois, bien sûr, accepter de dormir sur un parking de centre ville si on veut profiter des restaurants et des pubs.

Bien aidés par une appli connue, nous avons facilement trouvé de jolis coins pour passer la nuit.

En Irlande, les bornes de services sont rares et pour faire le plein d’eau propre et se débarrasser de ses eaux grises, il faut se renseigner auprès des campings car tous ne sont pas disposés à offrir ces services aux camping-cars de passage.

Nous aurions peut-être pu illustrer chacun de nos jours de vacances par une abbaye en ruines. Sur quelques kilomètres, au nord du Mayo dans les environs de Killala, nous en avons visité trois, chacune nichée dans un cadre idyllique, au fond d’une ria ou d’une petite baie.

Rathfran Abbey

Toutes partagent l’histoire des prieurés catholiques en Irlande(cf.abbeys). Fondées au XIIIe par des moines franciscains ou dominicains, elles sont dissoutes au XVIe et détruites par les troupes anglaises au cours des rébellions de 1590.

Moyne Abbey

Pour nos trois abbayes du jour, ce sont les troupes de Richard Bingham, Gouverneur de la région, qui ont incendié les bâtiments.

Rosserk Abbey

Le fin crachin qui nous accueille sur Achill Island laisse rapidement la place à de belles éclaircies. On quitte sans regret le village d’Achill Sound pour partir randonner comme par habitude dans les tourbières au milieu des inévitables droséras et linaigrettes.

Les paysages sont très contrastés. Dans les eaux calmes du Sound, à l’est, les pêcheurs relèvent à l’aviron leurs casiers à homards. Au sud, la côte battue par la houle de l’Atlantique offre des panoramas dantesques.

Après deux belles journées et la découverte d’un nouvel Eire sign, le 59, la pluie et le crachin sont de retour. Un arrêt à la distillerie locale, une dernière visite aux plages du nord de l’île et on reprend la route.

Les lecteurs de ce blog qui repèrent le gravelot ont droit à une dégustation.