Saaremaa, la plus grande île à l’ouest de l’Estonie est facilement accessible par bateau. Très prisée des touristes on est quand même loin du surtourisme. Le bord de mer reste très sauvage, et Kuressaare est la seule ville de l’île.
En randonnée, on y découvre des moulins, un chemin étonnant qui se pratique les pieds dans l’eau, un phare qui a quitté la terre ferme et des Highlands qui paissent en quasi liberté dans les alvars, les landes locales.
Un petit tour d’horizon des spécialités locales. Ce que l’on trouve le plus, avec le porc et le poulet, est à coup sûr le poisson sous toutes ses formes, en soupe, mariné, cuit au four, grillé ou fumé. En entrée, j’ai tenté et apprécié la Saltibarciai, une soupe à base de betteraves rouges, de concombres, de fromage frais et accompagnée d’un œuf dur. La mixture d’un joli rose, se mange froide.
Le kvass, boisson populaire dans les pays d’influence russe se nomme gira en Lituanie. C’est une boisson fermentée à base de pain, légèrement pétillante et aromatisée d’épices diverses.
Au bord des routes, il n’est pas rare de trouver des points de vente sommaires. Une table, un parasol, quelques produits, le plus souvent des fruits et des gateaux et une caisse pour déposer votre dû, si le ou la propriétaire est absent(e). C’est ainsi que nous avons découvert les riekstini, d’excellents petits gâteaux en forme de noix et fourrés au caramel, et les juustupats, de curieuses tresses de fromage au lait de vache, fumées.
En Finlande tout est cher, de la bière en terrasse au litre de gasoil (à classer hors gastronomie). Tout ou presque, à midi on peut manger un lounas, le menu du jour avec une soupe en plat principal à un prix modique. Le resto-café du musée Amuri, musée de l’habitat ouvrier à Tampere, propose ce menu et aujourd’hui nous déjeunerons d’une soupe aux petits pois et au lard et de viennoiseries en dessert.
Le parc national de Soomaa, en Estonie, est une immense tourbière peuplée d’une faune que nous aurons beaucoup de mal à observer. En revanche les sentiers sont jalonnés d’informations sur la flore depuis le pin sylvestre à la minuscule drosera qui nous émerveille toujours autant.
L’espace est dédié à la découverte et au camping nature. Tout comme l’aménagement des sentiers, les aires de camping gratuites sont très bien équipées. À côté du coin pique-nique on trouve une belle réserve de bois pour alimenter le barbecue. Difficile de résister à l’envie de fendre quelques bûches. Un pictogramme très évocateur, près des toilettes sèches, nous rappelle l’effort à consentir pour conserver l’endroit propre.