A la frontière avec la Russie, la forteresse de Narva fait face à celle d’Ivangorod, de l’autre côté du fleuve. Plus au nord, l’ancien Hôtel de ville qui a échappé aux destructions de la seconde guerre mondiale abrite aujourd’hui l’université.

La frontière est fermée. Seuls les piétons autorisés passent. Sur le pont qui enjambe le fleuve, les dents de dragons disposées sur la chaussée ne laisseront pas passer de véhicules. Le chassé croisé de ces hommes et femmes qui patientent aux postes frontières illustre concrètement les conséquences européennes du conflit entre la Russie à l’Ukraine.

Encore un ex-secret soviétique. A quelques kilomètres de la Russie, sur la côte nord du pays, la ville où l’on produisait de l’uranium civil et militaire n’apparaissait pas sur les cartes sous l’ère communiste. Près du Théâtre, un géant musclé célébrant l’atome confirme la vocation de la cité. On s’attendait à découvrir une ville plutôt austère. Bien au contraire, même si les grands bâtiments de l’époque stalinienne mériteraient pour la plupart un bon ravalement, ces édifices bordant le grand boulevard qui mène à la mer ont conservé un certain charme.

Dimanche 4 août, nous reprenons le ferry à Helsinki et dès l’arrivée nous filons plein Est vers le parc national de Lahemaa. Cette fois, pour la rando, on prend les vélos. Il y a une jolie piste cyclable au décor bord de mer entre Võsu et Käsmu. Et après le bain, on s’installe pour la nuit sur le petit port de Vergi.