Le fin crachin qui nous accueille sur Achill Island laisse rapidement la place à de belles éclaircies. On quitte sans regret le village d’Achill Sound pour partir randonner comme par habitude dans les tourbières au milieu des inévitables droséras et linaigrettes.

Les paysages sont très contrastés. Dans les eaux calmes du Sound, à l’est, les pêcheurs relèvent à l’aviron leurs casiers à homards. Au sud, la côte battue par la houle de l’Atlantique offre des panoramas dantesques.

Après deux belles journées et la découverte d’un nouvel Eire sign, le 59, la pluie et le crachin sont de retour. Un arrêt à la distillerie locale, une dernière visite aux plages du nord de l’île et on reprend la route.

Les lecteurs de ce blog qui repèrent le gravelot ont droit à une dégustation.

Voyager en Irlande pour fréquenter les pubs et écouter de la musique est un incontournable. Pour un flûtiste, prendre part à l’ambiance est un plus.

En saison, les Open Sessions, qu’on pourrait traduire par bœuf musical ouvert à tous, sont assez faciles à trouver. Après une demande polie de se joindre au groupe et les présentations d’usage, les musiciens extérieurs sont toujours les bienvenus.

De la plus authentique à Thomastown à la plus touristique à Doolin, chaque session a ses particularités. On ne sait rien des deals passés entre les musiciens locaux et le patron du pub. Parfois certains pubs offrent une tournée aux musiciens pendant que d’autres proposent des sandwichs en fin de soirée.

En fin de soirée, on range les instruments et on se quitte sur un «Great session !» et un «Thank you for your welcome !»

Les pubs dans l’ordre : The Salmon Pool à Thomastown, le Quay’s à Bantry, le Neligan’s à Dingle, le O’Connor à Doolin, le Cobbler’s à Westport, le McLynn’s à Sligo.

Kylemore était avant tout un château construit par un riche négociant à la fin du XIXe siècle avant d’être occupé par une communauté de Bénédictines depuis la fin de la première guerre mondiale jusqu’à nos jours. Après avoir contribué à la bonne éducation des jeunes filles de bonne famille, les nonnes ont entamé une reconversion dans le tourisme. Avec un magnifique parc, de nombreuses pièces accessibles dans le château, un jardin récemment restauré, un restaurant et bien sûr une boutique, le business fonctionne à plein. Le site doit recevoir des centaines de visiteurs par jour.

Les pièces réaménagées en disent long sur la lutte des classes. Dans l’ordre des photos : la table du château, celle de la maison des jardiniers, les toilettes du château et le petit coin des jardiniers.