Ce matin nous avons embarqué sur le Megastar, un ferry de la compagnie estonienne Tallink, pour une traversée de deux heures à destination de Helsinki. À peine débarqués, nous délaissons la capitale finlandaise pour prendre la route vers l’ouest.

Pour rejoindre Tallinn, nous avons laissé le Magellan à Turba et pris le train. Des trois capitales baltes, Tallinn nous est apparue comme la plus touristique. Port important sur la Mer Baltique, la ville conserve beaucoup de monuments et d’immeubles des riches guildes marchandes des XVe, XVIe siècles.

Le soutien à l’Ukraine est ici une évidence. Les Baltes gardent en mémoire les années sombres de l’occupation soviétique. Un musée et les cellules du KGB, aujourd’hui ouvertent au public, témoignent de ce passé récent. Dans ces caves du 59 de la rue Pikk, les arrestations arbitraires, la torture et les exécutions sommaires étaient monnaie courante.

Près de la gare, le détour par le quartier de Telliskivi s’impose. Les bars et lieux branchés ont investi les entrepôts et les usines abandonnées.

Saaremaa, la plus grande île à l’ouest de l’Estonie est facilement accessible par bateau. Très prisée des touristes on est quand même loin du surtourisme. Le bord de mer reste très sauvage, et Kuressaare est la seule ville de l’île.

En randonnée, on y découvre des moulins, un chemin étonnant qui se pratique les pieds dans l’eau, un phare qui a quitté la terre ferme et des Highlands qui paissent en quasi liberté dans les alvars, les landes locales.