Pour atteindre l’isthme de Courlande il faut prendre le ferry à Klaipeda. Nous laisserons le fourgon sur un des nombreux parkings payants de la ville pour passer à vélo sur la péninsule. La traversée dure cinq minutes. Nous allons parcourir la moitié des cinquante kilomètres lituaniens, (les cinquante suivants sont russes). En juin ce n’est pas encore vraiment la saison touristique. L’écomusée des marins pêcheurs est fermé, l’Office du tourisme est en travaux et donc… fermé lui aussi. Nous allons donc nous limiter à l’activité vélo plage.

Le port de Klaipeda a accès à la Mer Baltique par le détroit de Memel au Nord de l’isthme de Courlande.

Europos parkas

D’après les géographes, le centre de l’Europe se trouverait à une vingtaine de kilomètres au nord de Vilnius. Gintaras Karosas, artiste lituanien, a installé à Europos Parkas, une exposition d’art moderne en plein air. La ballade parmi toutes ces oeuvres disséminées dans une forêt de pins de plus de cinquante hectares est super agréable.

Après l’art moderne dans les bois on s’attaque au street art. Retour à la ville pour débusquer les fresques murales. Kaunas, deuxième ville du pays, propose un parcours street art. On a failli être déçu. Les premières rues jusqu’au centre historique ne nous ont pas vraiment emballées. Rues désertes, fresques defraichies et sans grand intérêt, on était bien loin de Bruxelles ou d’Angoulême. La place du centre n’était pas non plus d’une animation débordante. On y a pris un verre de gira, la boisson traditionnelle locale. Et nous sommes revenus par la voie réservée aux vélos et aux piétons beaucoup plus animée en nous attardant sur les valeurs sûres comme l’éléphant rose.

La visite de Vilnius peut se faire facilement à pied. Nous avons commencé par le quartier d’artistes d’Uzupis, un ancien quartier populaire de Vilnius érigé aujourd’hui au rang de République. La constitution de la république est placardée en une cinquantaine de langues sur les murs de la rue Paupio.

La ville regorge de lieux de culte, juif ou chrétien, orthodoxe ou catholique et de bars et restaurants branchés. Depuis le clocher de léglise Saint Jean, la vue surplombe l’université et les rues animées du centre historique.

La journée se termine par un bain à Karvio. L’eau est bonne. Des locaux nous disent qu’ils s’y baignent aussi en hiver même si le lac est gelé. Un trou dans la glace et plouf !

Vendredi, nous avons visité Trakai et son château, haut lieu touristique du pays. Martine serait tentée de qualifier le monument de château de cinéma. L’ensemble paraît bien neuf et pour cause : bâti en pierres et briques, le château à été restauré au cours du XXe siècle sur les ruines de l’ancien château du XIVe de Vitautas le Grand.2