Après plus de 1500 kms et une dizaine de jours à moto, on acquiert une petite idée des us et coutumes locales en matière de conduite.

Le trafic est un flot continu de tout ce qui roule ou marche, de tout ce qui peut transporter quelque chose ou quelqu’un. Camions, voitures, tuk-tuk, tracteurs, engins de chantier, engins agricoles, motos, scooters, attelages de dromadaire, vélos, piétons, éléphants, chèvres, chiens et vaches. J’aime bien les vaches, elles avancent d’un pas décidé et ne reculent jamais. Il suffit de viser leur arrière-train.

Les règles de conduite sont assez limitées au final : rouler autant que possible à gauche, maintenir son cap et sa vitesse, éviter l’arrêt et garder son calme. Le klaxon est à utiliser autant que nécessaire mais de manière pacifique.

Sur la route, le plus rapide double le plus lent, par la droite théoriquement mais aussi par la gauche si besoin. Quand on double un plus lent que soi, il faut s’attendre à ce que celui ci, au même moment, double lui aussi un encore plus lent. Sachant que le trafic en sens inverse agit de la même manière, la situation peut rapidement devenir compliquée. Il n’y a pas de sanctuaire. Sur autoroute, le contresens est fréquent et normal.

Sur route, nos motos progressent en file indienne. En ville, le groupe fait la force quand il n’y a ni feux, ni priorités. Rester compact est la règle.

Malgré cette impression de chaos, nous n’avons pas vu beaucoup d’accrochages et piloter une moto dans ces conditions à été, pour nous, un défi mais aussi un réel plaisir. Martine n’a pas éprouvé de difficultés à prendre des photos depuis sa place arrière.

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