Allez, on ne va pas bouder notre plaisir, aujourd’hui il fait réellement beau et la réserve naturelle de Beinn Eighe, au sud d’Ullapool, nous offre quelques sentiers de randonnées. On opte pour le Mountain trail, une  boucle avec 500 mètres de dénivelé annoncée pour 4 à 5 heures de marche, même pas peur !

Le sentier, bien balisé, démarre par une belle montée. Sur le parcours des cairns marquent les points d’intérêts. Le petit livret délivré par le visitor centre fournit toutes les explications.

j’oubliais, le livret est rédigé en anglais, beaucoup de mots m’échappent.

Il nous parle de l’ère glaciaire et des vallées en auge, de la culture du pin écossais et de la biodiversité qui l’accompagne.

il y a 22 000 ans la vallée était couverte de glace.
Lone pine. This tree was a seedling more than 300 years ago, before Scotland and England united their parliaments in 1707.

L’esprit d’indépendance va même se nicher dans les sentiers de randonnées.

Nous atteignons le sommet après deux heures de marche, la vue est magnifique et le plus dur est fait. Il nous reste deux heures de descente.

Welcome on board !

Ullapool, samedi après midi, le port est animé, le Rotary a organisé une kermesse pour ses œuvres de charité et installé quelques stands, mais ce qui nous attire le plus, comme souvent, c’est le Ievoli Black, un supply à quai armé par les coastguards.

Quelques badauds se pressent devant la coupée, on s’approche et un marin nous invite à monter à bord. Surprise ! Nouvelle surprise quand on devine que la langue du bord est l’italien.

En fait nous avons la chance de profiter de la journée « portes ouvertes » du navire. Les officiers assurent la visite depuis le pont jusqu’à la passerelle. On apprend que le Ievoli Black est un navire italien affrété par les coastguards écossais pour assurer la sécurité maritime en Atlantique de Ullapool aux Shetland.

Le tour se conclut au carré par un pot et quelques petits cadeaux puis l’élève nous raccompagne à la coupée.

Il pleut depuis mardi, la météo prévoit une embellie ce week end et ce vendredi on projette la  visite de l’île d’Handa.

Au petit matin, le temps n’est pas plus engageant que les jours précédents, la visibilité est médiocre. Le gars de la guérite du ferry reste optimiste, la journée devrait être belle.

En fait de ferry c’est un canot de 12 places qui nous emmène, à travers une purée de poix, de l’autre coté du bras de mer qui sépare Tarbet de Handa.

Le sentier balisé nous conduit dans la brume pendant une bonne partie de la balade mais le soleil finit par percer.

En plus des habituels pingouins, macareux, guillemots et fulmars, l’île abrite aussi le grand labbe qui se laisse observer sans problème ainsi que le labbe parasite dont on ne verra qu’un seul spécimen.

Grand labbe
Grand labbe

Sur la partie basse de l’île, quelques phoques nagent tranquillement dans la baie. Ils nous promettaient aussi des cétacés, ils n’étaient pas là aujourd’hui, dommage.