Nous étions déjà venus dans cette région il y a plus de trente cinq ans. Du Burren, j’ai le souvenir d’une randonnée sur un tas de cailloux et d’un dolmen. Il pleut beaucoup ces derniers temps, la campagne est plus verte que je ne l’imaginais.

On s’arrête dans la campagne justement, à Dysert O’Dea, pour une randonnée qui nous fera passer devant une église en ruines et une très belle High Cross. Ce soir à l’apéro on ouvre le champagne pour fêter notre quarantième anniversaire de mariage.

Le Burren est connu pour ses plateaux karstiques, une roche calcaire érodée par les eaux de ruissellement. Dans les failles la végétation n’est pas absente et les randonnées vers Mullaghmore ou Eagle Rock sont propices à l’observation de la flore.

Difficile d’échapper aux incontournables de la région : le dolmen de Poulnabrone dans un site aménagé, les Cliff of Moher depuis un point de vue recommandé par un local man, loin de la foule estivale, Dunguaire Castle, fermé à la visite et Doolin pour une nouvelle open session.

On s’arrête à Dingle pour ses façades colorées et ses pubs animés. Il y a de la musique dans presque tous les pubs. Sur les conseils d’un musicien rencontré à Thomastown, on pousse la porte du Neligan’s pour une Open session et un céili improvisé. Sympa de voir les gens danser spontanément sur une suite de reels.

La route de la presqu’île de Dingle est ponctuée d’arrêts fréquents pour visiter un bel oratoire à la datation controversée, les ruines d’un site monastique du VIe et celles d’une église du XIIe Siècle.

Sur la côte, la brume, encore elle, nous prive des plus belles vues. Le vent ne nous empêche pas de descendre au très photogénique petit port de Cé Dhún Chaoin. On se rappellera que la Slea Head Drive se fait clockwise si on ne veut pas être contraint de faire demi-tour sur le chemin.

La brochure touristique «Ring of Kerry» nous vantait des panoramas magnifiques et des paysages à couper le souffle. C’était sans compter sur la météo qui n’est pas vraiment en phase avec les premiers jours de l’été.

A Bray Head, sur Valentía Island, on randonne dans une purée de pois. On voit à peine à cinquante mètres et la tour, but de la balade, n’apparaît qu’au dernier moment, ruine fantômatique cernée par des engins de chantier. Le site est en rénovation. De la falaise nous ne verrons rien et nous rentrons en tournant le dos au vent et au crachin qui n’ont trempé qu’une face à l’aller et qui vont conscieusement finir le travail au retour.